Après six ans d’absence, Exit Eden fait un retour convaincant avec son deuxième album, Femmes Fatales, désormais disponible sur Napalm Records. Le noyau thématique de l’album, basé sur le terme « femme fatale », signifie que les femmes prennent le contrôle de leurs récits, incarnant l’autonomie, l’intelligence et l’indépendance pour redécouvrir la pure énergie féminine du monde. Après leur sortie en 2017, Rhapsodies in Black, Exit Eden, désormais formé en trio composé de Clémentine Delauney, Anna Brunner et Marina La Torraca, présente son dernier album, comprenant un mélange de six reprises et six compositions originales qui mettent en valeur de manière vivante leur tessiture vocale exceptionnelle.
Le départ d’Amanda Somerville marque cette évolution, constatée dès leurs débuts, le groupe avançant désormais en trio. Les morceaux originaux de l’album, à l’exception de « Dying in my Dreams », co-écrit par Marina La Torraca, prennent vie grâce à la collaboration créative d’Anna Brunner et Hannes Braun (Kissin’ Dynamite). En plus de contribuer à l’écriture des chansons, Hannes Braun a assumé les rôles cruciaux d’enregistrement, de production et de mixage tandis que Jacob Hansen (Delain, Amaranthe, Volbeat, Destruction, etc.) s’est occupé du mastering.
Ambiance nocturne
Rappelant l’ère Imaginarium de Nightwish, l’album commence par « Femme Fatale« , audacieuse et narrative. Le morceau mélange harmonieusement les voix françaises et anglaises, ajoutant une touche de sons classiques des années 80.
Passons à « It’s a Sin », une reprise des Pet Shop Boys, qui introduit une électronique amusante, créant une ambiance d’opéra rock avec d’agréables vibrations des années 80. Le troisième morceau, « Run ! », avec Marko Hietala (ex-Nightwish), est une chanson puissante et amusante avec d’autres vestiges de Nightwish. C’est sans doute un morceau d’entrée pour inciter les auditeurs à découvrir Exit Eden.
Ensuite, « Separate Ways », une reprise de Journey, apporte des vibrations familières dès le début, montrant probablement la joie des artistes à l’enregistrer. Le bord métallique symphonique ajoute une saveur unique, le rendant intrigant pour une performance live. « Buried in the Past », une chanson originale, suit avec des émotions envoûtantes et un refrain mémorable.
« Désenchantée », une reprise de Mylène Farmer en français, offre une expérience émouvante, tandis que « Dying in my Dreams » présente un morceau plus sombre et amusant avec une belle répartition instrumentale, axée sur un chant émotionnel. La reprise d’Alice Cooper, « Poison », s’approprie un morceau classique avec une prestation vocale impeccable, se concluant sur une note puissante.
« Alone », une reprise de Heart, ajoute une touche métal à une chanson familière tout en offrant une version émotionnelle. « Hold Back Your Fear », un morceau de style métal symphonique avec des rebondissements des années 80, se démarque par son énergie créatrice. « Kayleigh », une reprise de Marillion, passe d’un morceau lent à un morceau plus lourd avec une voix puissante.
Des chanteurs exceptionnellement talentueux
Se clôturant avec « Elysium », l’album atteint une conclusion de type ballade. Femmes Fatales est un disque amusant, mêlant des reprises décentes avec des originaux décents. L’ordre des morceaux alterne entre l’original et la reprise, créant une familiarité et renforçant la reconnaissance. Avec des styles variés allant du métal symphonique aux sons classiques des années 80, Exit Eden exécute une énergie féminine à travers trois chanteurs exceptionnellement talentueux, invitant les auditeurs à se laisser aller et à profiter de la prestation musicale.