Le groupe de death metal de Portland Vitriol est de retour avec son deuxième album Century Media, Suffer & Become. S’enfonçant dans les profondeurs de l’obscurité et du désespoir, l’exécution de la musique du groupe reste une poursuite sans relâche de sa maîtrise en constante évolution. Mené par le guitariste et chanteur Kyle Rasmussen, le groupe repousse les limites du death metal, les plaçant sur la route de groupes légendaires tels que Dying Fetus, Cattle Decapitation et Cannibal Corpse. Leur dévouement à leur métier est démontré tout au long de cet album presque sans faille, rempli d’une brutalité impitoyable.
« Shame and its Afterbirth » démarre avec un riff de guitare classique rappelant les vieilles émissions de radio ou les films d’horreur des années 70, ouvrant la voie à un assaut foudroyant de death metal. Alors que les distorsions s’intensifient, le morceau se transforme en une démonstration implacable de brutalité, avec des blast beats et des voix dures qui font avancer la férocité. Avec des clins d’œil à des légendes comme Cannibal Corpse et Dying Fetus, ce morceau établit les prouesses du groupe dans le genre, ponctué d’interludes de guitare déchirants et d’une énergie implacable rappelant Fleshgod Apocalypse.
La transition vers « The Flowers of Sadism » se fait sans heurt et le groupe démontre sa maîtrise quasi instantanée du death metal avec une introduction lente et sombre, laissant place à un nouvel assaut de riffs foudroyants et d’une intensité sans faille. « Nursing from the Mother Wound » ne perd pas de temps et livre un barrage impitoyable de vitesse et d’agression, soutenu par des ruptures mélodiques et des sections rythmiques brutales.
« The Isolating Lie of Learning Another » maintient la cadence infernale de l’album, mêlant des sonorités boueuses à des rythmes implacables et à des voix intenses rappelant celles de Cattle Decapitation. « Survival’s Careening Inertia » offre un bref répit avec un interlude acoustique doux avant de replonger dans les profondeurs des rythmes terrorisants et de la maîtrise technique.
« Weaponized Loss » et « Flood of Predation » continuent de mettre en avant l’énergie féroce et les vibrations entraînantes du groupe, tandis que « Locked in Thine Frothing Wisdom » augmente l’intensité avec un oubli total et des cris impitoyables. « I am Every Enemy » offre un bref ralentissement, permettant un moment de respiration au milieu du chaos. L’album se termine de manière brutale avec « He Will Fight Savagely« . Le morceau s’accompagne d’un solo de guitare unique, ajoutant de la profondeur et de la diversité qui consolide naturellement la place du groupe parmi les grands du death metal.
Suffer & Become met en lumière la maîtrise de l’art de Vitriol et son engagement à délivrer un death metal pur et sans filtre. Avec des vestiges de styles allant de Cannibal Corpse à Fleshgod Apocalypse, ces métalleux de la mort ont fait d’énormes progrès dans la scène. Cet album impitoyable n’est que la continuation de leur excellence, de leur travail acharné et de leur dévouement.