Critique de l’album : Farsot « Life Promised Death »

Le quatrième album du groupe allemand de black metal d’avant-garde Farsot, « Life Promised Death », s’enfonce encore plus profondément dans les domaines les plus sombres. La suite tant attendue de Fail-Lure, sorti en 2017, ressemble davantage à une bande-son de temps troublés, qui traversera l’âme de chacun le 16 février via Lupus Lounge. Au-delà de la bande-son pour les personnes brisées, l’album promet de s’inspirer de territoires inexplorés et inattendus tels que le grunge tout en exécutant des émotions brutes, lugubres et dures.

Life Promised Death débute avec « Nausea », une introduction lente qui prépare le terrain pour un massacre brut et impitoyable, faisant écho aux styles classiques du black metal avec son atmosphère obsédante et son chant rauque. « Buoyant Flames » est un morceau d’une folie implacable, avant de s’orienter vers des mélodies poétiques et des chants harmonieux. L’album présente un mélange de vibrations Taake-esque et de rythmes black metal des années 90 entrelacés avec des tournures modernes, ce qui en fait une écoute complexe et captivante.

« Into Vertigo » se déroule comme un récit sombre, passant d’une introspection au rythme plus lent à des assauts épuisants de black metal. « Chimera » mêle des éléments jazz-esque et dark folk avec des voix dures et une exécution brute, créant un mélange unique. « Stray Dogs » fascine par ses mouvements hypnotiques et ses riffs chaotiques, mêlant black metal et éléments mélodiques, et culminant dans un chant final de type spirituel.

« Descent » passe d’une sombre ballade à des ténèbres déchaînées, ponctuée de changements de rythmes et de chants clairs. « Lost Momentum » oscille entre distorsion lourde et interludes doux, délivrant un voyage hypnotique et implacable de huit minutes dans un bonheur sombre. Tout au long de Life Promised Death, Farsot navigue magistralement dans une gamme variée de styles musicaux et d’émotions, créant une expérience fascinante et puissante.