Le bassiste de KISS ne recule pas d’un pouce face aux critiques. Lors de son passage dans le podcast LegendsNLeaders début février, Gene Simmons a relancé le débat sur la présence d’artistes hip-hop au Rock and Roll Hall of Fame.
Sa principale critique ? Des groupes légendaires comme Iron Maiden, capables de remplir des stades, sont ignorés au profit de rappeurs comme Grandmaster Flash. Simmons va même plus loin en affirmant que le hip-hop n’a tout simplement pas sa place dans cette institution, pas plus que l’opéra ou les orchestres symphoniques.
Des propos qui passent mal
C’est surtout une phrase qui a fait réagir : sa référence au « ghetto » pour parler du hip-hop. Une déclaration qui aurait d’ailleurs été supprimée de la vidéo originale du podcast. Interrogé par le magazine People, Simmons défend son choix de mots en expliquant que le terme « ghetto » est d’origine juive et qu’il ne contient aucune connotation raciste de sa part.
Il rappelle même que le rock’n’roll est né de la musique noire : « Comment pourrais-je être raciste alors que le rock est une musique noire ? C’est simplement une forme différente du hip-hop, qui est aussi de la musique noire. »
Chuck D monte au créneau
Le leader de Public Enemy n’a pas tardé à réagir. Dans une vidéo partagée par TMZ, Chuck D souligne avec ironie que Simmons sort ce genre de déclaration « tous les trois ans« . Il en profite pour rappeler que c’est justement le Rock and Roll Hall of Fame – le « roll » faisant référence au flow, à l’âme, au groove présent dans la soul, le reggae et le hip-hop. Selon lui, KISS sont certes des légendes du rock, mais leur musique manque justement de ce « roll« .
Une relation compliquée avec le Hall of Fame
Tout ça est d’autant plus piquant que Simmons lui-même a longtemps critiqué l’institution. En 2012, il qualifiait même le Rock Hall de « blague« . KISS n’y a été intronisé qu’en 2019, dans des conditions tendues : seuls les quatre membres originaux ont été honorés, laissant de côté des musiciens comme Bruce Kulick et Eric Carr qui ont pourtant marqué l’histoire du groupe.
Paul Stanley, cofondateur de KISS, garde d’ailleurs un souvenir amer de cette soirée : « Ils nous ont traités comme de la merde. Nous ne savions même pas comment le show allait se dérouler ni quand nous devions monter sur scène. C’était honteux. »
Une polémique de plus qui ne semble pas prête de s’éteindre…